Aventures serosiennes

Un accueil glacial

1 Huntsong 1466 TS

- Vamar Isahn

J’ai reçu de la visite des plus étranges hier soir. Alors que les habitants des environs savent bien qu’il vaut mieux pour eux ne pas s’approcher de ma tour, deux groupes ont bravé mes défenses simultanément. Venant de l’est, un groupe hétéroclite avait apparemment été envoyé à ma rencontre par les Dukars de Myth Nantar. Pendant ce temps, une escouade de koalinths et de demi-merrows venus du nord s’approchait discrètement. Il semblerait qu’ils soient venus dans l’espoir de piller ma tour, comme si cela été le moindrement possible, mais j’ai l’impression qu’ils ont été attirés par l’artefact qu’est l’Étendard du combat éternel que les aventuriers de Myth Nantar transportaient.

Quoi qu’il en soit, les koalinths semblent avoir été affectés plus sévèrement par mes eaux froides enchantées puisque aucun d’entre eux n’a survécu au choc brutal de la rencontre des deux groupes. J’espérais que le combat les affaiblisse assez pour que mes gargouilles de cristal les éliminent ou du moins les fassent fuir, mais c’est le contraire qui s’est produit. Il faut dire que les gargouilles semblent avoir été influencée par l’Étendard et se essayaient bien plus de façon à mettre la main dessus que de suivre mes consignes et de se battre de manière optimale. Au final, mes cinq gardiens ont été réduits en morceaux: il faudra plusieurs années pour les faire repousser.

Loin de rebrousser chemin pour panser leurs blessures, les aventuriers se sont ensuite attaqués aux parois de ma tour. Les fenêtres brisées par les assauts de Iakhovas ont laissé des failles dans le champ de force qui garde l’intérieur de ma tour au sec.

À suivre…

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Reliques du passé

- Lashyrr Maerdrymm, Dame Blanche, parangon de l’Ordre Numosi

28 Eadarsong 1466 TS

Celui que l’on redoute depuis des mois sous le nom de Blackgate est revenu en ville en tant que Qwenyn Shesal. À bien des égards, il est très différent du mage prometteur qui vivait à Myth Nantar avant sa coupure du rest du monde, mais je reconnais quand même le jeune drow que j’ai connu jadis, même s’il est depuis devenu un elfe. Sa maîtrise de la magie n’est pas en reste et approche celle du Haut mage Pharom Ildacer ou de certains des plus grands dukars. Qwenyn n’a clairement pas négligé ses apprentissages ces derniers siècles.

À toutes fins pratiques, le Qwenyn nouveau agit comme un citoyen modèle. Respectueux des lois, il sait même utiliser les échappatoires légaux à son avantage. Armé de titres de propriété vieux de six siècles, il a déjà réclamé l’ancienne tour de sa famille de même qu’une poignée de bâtiments du quartier du commerce. Il est même prêt à payer sa dette pour tous les problèmes causés par ses expériences en son absence de la cité.

Quoi qu’il en soit, tous les dukars se méfient encore de lui. C’est pourquoi, quand il a réclamé un de ses anciens laboratoires, nous nous sommes empressés d’envoyer Alak’Nael Landaal Cornwallis et ses amis, Ak’ash’eck, Lage, Metis et Ulucieounaou, inspecter les lieux avant que le Conseil ne donne son aval au transfert de propriété.

Avec l’aide de Qos, il fut facile de laisser nos agents pénétrer dans le bâtiment avant même que l’autorisation d’enlever le corail ne soit émise. Comme on s’y attendait, les lieux étaient gardés, en occurrence par deux golems squelettiques qui ont heureusement pu être détruits.

La première salle du complexe était remplie de grands bocaux de verre rempli de créatures en stase. Que ce soit à cause du combat violent contre les golems ou parce qu’un piège avait été déclenché, les contenants se sont pratiquement tous brisés, libérant les monstres qui les occupaient. Dans certains cas, il s’agissait de démons mineurs, des dretchs, alors que d’autres bocaux étaient remplis de morts-vivants vraisemblablement créés à la suite de rituels de résurrection ratés. Encore une fois, nos agents ont réglé leur compte aux créatures hostiles, puis ont fouillé la pièce pour trouver, sous une épaisse couche de vase, la trappe vers l’étage inférieur.

Au sous-sol, les murs et planchers étaient couverts de plaques chargées d’un fort champ électrique, dans la grande pièce du fond, quatre créatures attendaient patiemment depuis des siècles qu’on leur ouvre la porte pour charger vers l’extérieur, quitte à passer à travers quiconque se trouvait sur leur chemin. Ces créatures, que Qwenyn Shesal avait apparemment nommées blasphème sont un étrange mélange de morts-vivants et d’automates, mus à la fois par l’électricité et par l’énergie nécrotique, dotés de raison et de parole, mais dépourvus d’émotions. Sous le plancher de la salle, des dizaines de morceaux de cadavre préservés mais inutilisés dormaient entassés les une contre les autres. Au prix de grands efforts et au péril de leurs vies, Landaal et ses agents se sont débarrassé de la menace. Qui sait ce que ces blasphème aurait fait s’ils avaient réussi à sortir dans les rues de Myth Nantar.

Fouillant la pièce, les héros de la Cité ont pu mettre ensemble quelques dizaines de pages de journal laissées par un jeune Qwenyn dans les années juste avant et juste après le sceau du mythal de Myth Nantar. On y décèle un mage ambitieux, presque obsédé par l’idée de comprendre et de créer la vie. Il y est fait allusion au plan de Qwenyn d’aller s’établir chez les drows de l’Underdark, ce qu’on sait qu’il sera allé faire plus tard. Outre sa mère, un seul nom revient dans les notes récupérées : celui de la liche Vamar Isahn.

De nombreux objets magiques et un grand nombre de perles ont également été retrouvées dans le laboratoire délabré. Vu les circonstances, je crois qu’il serait plus judicieux de les laisser à ceux qui ont risquer leur vie pour sécuriser l’endroit que de les redonner à leur ancien propriétaire. Nous verrons bien comment Qwnenym Seshal répondra à ses accusations à la séance du Conseil d’après-demain.

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Entretemps
  • Entre deux séances du Conseil de Myth Nantart, Alak’Nael Landaal Cornwallis retourne visiter sa famille dans les Vaux à la surface. Il y enquête sur les rituels religieux de drows ayant fui l’Underdark. Certains d’entre eux vouent un culte à Eilistraee similaire à celui des Dames de la danse, à la différence qu’ils nomment leur protectrice la “Dame masquée.”
  • Metis et Ulucieounaou font route vers Es’rath, un des royaumes de l’empire shalarin d’ As’arem. Là, ils retrouvent leur ancienne alliée Ka’ana’mycine, qui a joint l’organisation connue comme “le Panthéon” sous le nom d’empunt de Gon. Les membres du panthéon souhaitent l’abolition du système de castes imposé au peuple shalarin. Ensemble, ils éliminent les restants d’un faux panthéon constitué principalement de vénérateurs de Panzuriel. Ce faisant, ils attirent l’attention des autorités d’As’arem sur le Panthéon, qui se voit déclaré comme organisation illégale, toute association avec lui passible d’une condamnation pour trahison à l’empire.
  • Ak’ash’eck se rend à l’ Île des pirates pour y voir comment est vécu le culte d’ Umberlee chez les gens de la surface. Bien qu’il s’agisse d’Un endroit dangereux pour les étrangers, son statut de paladin d’Umberlee lui confère une certaine immunité. Il est surpris de voir que sa déesse y est vu comme un être capricieux et imprévisible qu’il vaut mieux apaiser pour se soustraire aux humeurs changeantes.
  • Avec la bénédiction de la princesse Sharna et du prince Mirol, Lage Vhaemas se rend dans la colonie de Thuridru pour voir comment se déroule le rapatriement des merfolks du clan Kamaar au sein de la nation d’Eadraal. Elle en profite pour faire un peu de prosélytisme et tenter de convaincre ceux qui ont autrefois été séduits par le dogme de Ghaunadaur de se tourner plutôt vers celui d’Umberlee.
  • Passé de drow à elfe des mers et armé de titres de propriété centenaires, Qwenyn Shesal s’installe dans son ancienne tour de Blackgate à Myth Nantar. Les dukars l’ont à l’œil, mais Qwewyn s’assure de passer ses premiers moments dans la Cité des destinés à démontrer qu’il sait se comporter comme un citoyen modèle.
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De l'autre côté du miroir

- Mayyia, Dame de la danse

1 Tarsakh1396 DR
(20 Homesong 1466 TS)

Notre exil forcé de l’Underdark commençait plutôt mal, mais pas aussi mal que ce à quoi on se serait attendu. Après avoir fui la ville d’Orthros à bord de quatre barges volées et avoir toutes survécu au barrage dressé par Erzetengreitenbut, tous les espoirs étaient encore permis. Nous sommes pourtant bien vite arrivés dans un cul-de-sac à partir duquel il était impossible de s’approcher de la ville sous-marine de Lyrathil sans plonger dans un dédale de tunnels submergés.

Attirés par autant de victimes presque sans défenses, un groupe de kuo-toas cannibales s’est glissé tranquillement sous l’eau jusqu’à portée de javelot de nos embarcations, criblant de projectiles les gens entassés dans la dernière des barges. Nous avons perdu huit sœurs dans cette attaque surprise. Nos alliées ont généreusement foncé pour nous défendre et, sans que je ne comprenne trop comment, Ak’ash’eck a réussi à amadouer ou à intimider le prêtre kuo-toa en un clin d’œil. Aidé par Alak’Nael Landaal Cornwallis et Ulucieounaou pour la traduction, elle lui a fait comprendre de ne pas s’en prendre à nous. Voraces, les kuo-toas n’ont obtempéré qu’à condition qu’on leur laisse les huits dames déjà abattues. Penser à ce qu’ils feront de leurs corps me fait frémir, mais il s’agissait quand même d’un faible prix à payer par rapport à ce qui aurait pu être. Quant à la facilité avec laquelle Ak’ash’eck a réussi à faire changer la situation, je commence à me poser plusieurs questions. Ce sera pour une autre fois.

Ulucieounaou et Lage ayant reçu plus que leur part de coups de lances, le rituel de la Danse du changement arrêta de faire effet sur eux. Les deux étant particulièrement maladroits sur la terre ferme dans leur forme naturelles, ils partirent en repérage dans les tunnels sous-marins dans le but de trouver le chemin le plus praticable vers Lyrathil. Débarquant des barges, ils tombèrent étrangement comme des pierres au fond de l’eau, comme si l’embarcation s’était trouvée à flotter sur de l’air. Un temps de communication avec le dukar Jorunhast permi de confirmer qu’un bataillon d’elfes, de shalarins et de dukars nous attendraient avec leur miroir magique de l’autre côté,

Pendant ce temps, Metis, Alak’Nael et Ak’ash’eck restaient derrière au cas où nous nous ferions rejoindre par d’autre kuo-toas ou par des forces lancées à nos trousses à partir d’Orthros. Vérifiant périodiquement avec les dukars si leurs amis avaient réussi à traverser les tunnels scellés il y a des dizaines d’années, nos alliées reçurent finalement un message de Jorunhast leur indiquant qu’un kraken bleuté avait contourné leur garnison pour défoncer un passage à travers les éboulis.

Redoutant qu’il ne vienne jusque dans les tunnels de l’Underdark, les trois guerrières se mirent en position défensive, demandant à nous autres drows de prendre refuge sur les plateaux rocheux de part et d’autre du cours d’eau. L’intuition était bonne puisque le monstre était en train de démolir nos barges à peine quelques minutes plus tard. Nos alliées de circonstance avaient apparemment déjà vu un kraken bleu plus grand encore, mais cette bête marbrée n’en restait pas moins gigantesque. J’ai eu la chance d’observer du travail d’équipe comme on en voit rarement en combat. Alak’Nael a conjuré un banc d’algues acérées tailladant le kraken, banc dans lequel il s’est fait repoussé par Metis dès qu’il avait réussi à en sortir, après quoi Ak’ash’eck se servait de son trident pour immobiliser le monstre tentaculaire au fond du tunnel. Le kraken ne fit pas long feu, mais la Danse du changement avait été brisée sur ceux qui l’avaient vaincu.

La bête taillée en pièce, mais toujours sans nouvelles de Lage et Ulucieounaou, il faillait se rendre à l’évidence qu’il faudrait commencer à faire traverser des drows. Les dames les plus athlétiques parmi celles non essentielles à la défense du groupe passèrent en premier, avec moi pour les escorter. Heureusement, le réseau de tunnels était parsemé de poches d’air espacée plus ou moins régulièrement et bien indiquées par les deux éclaireurs. Si certaines marquent avaient été arrachés par la charge du kraken, nos trois guides ont fait du bon travail pour nous mener à bon port. Le seul gros problème était que, sans surface pour se reposer hors de l’eau, quelques-unes de mes sœurs commençaient sérieusement à manquer de force et devaient compter sur l’aide des autres pour continuer à avancer d’une poche d’air à l’autre.

C’est à ce moment critique qu’on a aperçu les fantômes de drows, apparemment des victimes de la retraite des forces d’Orthros quand les elfes de la mer ont avaient repris Lyrathil. Un des morts-vivants s’est adressé à Ak’ash’eck et ses alliés, leur demandant, au nom d’Umberlee, de cesser de nous aider et de nous laisser nous noyer. S’ils n’obéissaient pas, la déesse aurait eu le pouvoir de mettre fin à leurs vies à eux. Pointant plus loin dans le tunnel, Lage et Ulucieounaou étaient clairement en train de se noyer, même si je sais bien que les sirènes et les locathahs sont censés être capable de respirer sous l’eau. Heureusement pour nous, nos trois protecteurs ont choisi de ne pas écouter les consignes des fantômes et de s’en débarrasser pour nous laisser passer vers la sortie. Metis fila vers ses alliés agonisant pour se rendre compte qu’il ne s’agissait que de deux apparitions ayant pris leur apparence.

Le chemin libéré, il fallait foncer une fois de plus vers le large malgré les crampes et la fatigue. À l’issu du dernier coude, une vingtaine d’elfes bleus en armure se tenaient autour d’un miroir ovale de deux mètres de haut qui se faisait doucement rapprocher de nous. Suivant les encouragements des elfes, j’ai nagé jusqu’à la glace, ma main puis tout mon corps passant à travers. De l’autre côté, j’ai eu le réflexe involontaire de prendre une grande inspiration, mes poumons se remplissant d’eau. Avec soulagement, j’ai vu que je pouvais respirer normalement, et que mes mains noires avait changé pour un bleu clair palmé.

Les autres drows m’accompagnant firent de même et, petit à petit, le miroir lui-même étant amené plus près de l’Underdark, toutes nos sœurs subirent la même transformation. Plus de cent soixante drows avaient eu la vie sauve grâce à nos cinq alliés et à la bonté des races de la mer, quelque chose qu’on n’aurait jamais vu dans l’Underdak. Il restait à voir où on pourrait s’établir pour la suite des choses. À nous seules, nous formions l’équivalent du quart de la population de Lyrathil, mais l’établissement elfe le plus près se trouvait à des jours et des jours de marche, ou plutôt de nage, d’ici. C’est un grand défi, mais un problème qu’on pourra enfin résoudre autrement que par les armes.

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Drows en exil

- Mayyia, Dame de la danse

30 Ches 1396 DR
(19 Homesong 1466 TS)

Les étranges aventuriers venus du fond des mers avaient rempli leur part du marché: nos sympathisantes destinées à être exécutées par les autorités d’Orthros avaient pu être secourues. Que seules deux d’entre elles aient péri pendant l’évasion tenait presque du miracle. C’était hélas trop beau pour être vrai.

La fuite d’Orthros avait été rendue possible grâce à un parchemin magique volé à nul autre qu’un des grands prêtres de Ghaunadaur, parchemin qui a été utilisé sans aucune méfiance. Je ne sais pas si ce genre d’insouciance est monnaie courante dans les région sous-marines mais ici, dans l’Underdark, c’est le genre d’erreur qui peut être fatale.

Comme de fait, quelques jours plus tard, alors que les cinq visiteurs avaient de nouveau été soumis à la Danse du changement pour passer inaperçues à travers les rues d’Orthros, les forces de la cité de Ghaunadaur utilisaient le lien laissé par le rituel de téléportation pour emmener des centaines de soldats et d’esclaves aux abords de notre camp. La Providence a fait en sorte qu’elles et moi tombions sur une magicienne partie en éclaireur avec les quelques démons furtifs qu’elle contrôlait. Notre victoire contre elle nous a permis d’en apprendre plus sur l’opération qui se dessinait et de se ruer vers le camp pour avertir nos sœurs. Pendant le combat, le déguisement magique de Metis cessa de fonctionner, révélant à nouveau ses traits de sirine. Contre toute attente, elle prit d’elle même l’apparence d’une autre drow, murmurant quelque chose à propos de la malléabilité de l’eau.

Évacuer n’était pas envisageable: le seul chemin praticable rapidement était celui que nos ennemis venaient de découvrir. Sans le loisir de prendre le temps de déterminer la solution idéale, il fallut se contenter de la meilleure que les visiteurs et nous ayons pu trouver en quelques minutes. Si le gros des forces avait quitté Orthros, le passage le plus sûr était peut-être à travers la cité elle-même. Avec l’aide de Metis et Alak’Nael Landaal Cornwallis, un portail a été ouvert vers la tour abandonnée de la famille Blackgate à Orthros. Le nombre de dames sauvées dépendait entièrement du niveau de réussite du rituel mais, même dans le meilleur des cas, il était clair que tout le monde ne pourrait traverser. Quelques héroïnes prirent les armes pour aller ralentir autant que possible l’avancée de nos ennemis, aidées par Ak’ash’eck et Lage Vhaemas. Contrairement a ces deux dernières, les drows, elles, ne reviendraient pas. Pendant ce temps, Ulucieounaou indiquait à d’autres sœurs où affaiblir la structure des cavernes pour sceller les tunnels tandis que d’autres mettait le feu à tout ce qui ne pourrait être apporté.

Le portail de téléportation fut maintenu ouvert assez longtemps pour permettre à presque tout le monde de se retrouver dans le grand hall d’un manoir délabré dont le plancher, les murs et même le plafond étaient couvert d’une couche de crasse épaisse de plusieurs centimètres. De cette glu surgit la silhouette d’un homme drow, toute faite de vase, à laquelle nos invitées s’adressaient en tant que Blackgate. Je n’ai pas tout saisi, mais ce monsieur Blackgate semblait à la fois surpris et heureux d’apprendre que nos alliées de fortune était encore en vie, tout comme il semblait soulagé de pouvoir leur parler sans la présence d’un chaperon aboleth, peu importe ce qu’il voulait dire par là.

Il disait avoir besoin des aventurières à Myth Nantar, estimant que ses autres agents n’étaient pas à la hauteur. Il était même prêt à proposer une entente qui nous sauveraient toutes, les danseuses et moi, sans nous forcer à s’aventurer en territoire kuo-toa. Tout ce qu’il demandait en échange était qu’une certaine Glace sashélane soir apportée à la ville de Lyrathil, près des tunnels menant vers l’Underdark. Blackgate ou son avatar révéla une pierre de communication reliée à un certain Et-thar de Myth Nantar, connaisance mutuelle de Blackgate et Ak’ash’eck qui, après un délai insoutenable, apporta une autre pierre à un ,age nommé Jorunhast, qui accepta de faire transférer la glace sashélane, bien que je ne soit pas certaine que ce soit par bonté d’âme. Pour montrer sa supposée bonne fois, Blackgate révéla un nom : celui de la dame de la lune que nous vénérons toute et dont un écho accompagne Alak’Nael. Eilistraee. Je n’avais pas de raison de le croire sur parole et pourtant cela sonne juste. Autrefois une déesse mineure d’élégance et de liberté, elle aurait été effacée par Lolth en même temps que tout le panthéon drow, à l’exception bien sûr de Ghaunadaur. Blackgate fit ensuite s’ouvrir un tunnel crasseux passant de son ancienne demeure jusqu’aux port de la ville.

Après un long moment passé à la file indienne dans les passages secrets des souterrains visqueux de la demeure de Blackgate, j’arrivais enfin au port d’Orthros. Contrairement aux rues autour de la villa, qui n’étaient pratiquement pas gardées, le port était encore surveillé par son maître drow et des dizaines de gobelins entraînés au combat et fournis généreusement en poisons de toutes sortes. Grâce à nos alliés du moment, il fut relativement facile de sécuriser quelques grandes barges dans lesquelles on put embarquer tout le monde.

À peine la ville d’Orthos avait-elle disparu de notre vue que notre voyage fut compliqué par d’énormes stalagmites à fleur d’eau. On ne pouvait pas se permettre d’abîmer ne serait-ce qu’une seule de nos embarcations. Soudainement, sur un pic se dressant un peu plus haut que les autres sur notre chemin, se trouvait l’illithid Erzetengreitenbut, entouré d’aberrations volantes et grouillantes. Il était prêt à nous laisser tous passer, mais se lamentait de la perte de ses plus proches alliées. En guise de taxe de passage, il demandait un tribu de quatre cerveaux à dévorer. Voyant bien qu’il n’y avait que nous, quelques-unes de mes sœurs se proposèrent héroïquement. Mais Erzen voulait quatre cerveaux de son choix. Il me désigna, moi, ainsi que ma compagne et, comme je le craignast, deux des visiteuses de la mer. À ma surprise, elles n’hésitèrent pas à sauter d’un rocher à l’autre pour donner une raclée à l’illithid et aux aberrations qui l’accompagnaient. Ulucieounaou faillit y laisser sa tête, mais la victoire fut acquise sans aucune perte de vie de notre côté. Pendant le combat, il me semblait que quelque chose avait changé au niveau des tentacules d’Erzen. À ma demande, Ulucieounaou les inspecta et fut en mesure qu’il s’agissait de greffons de tentacule d’aboleth.

Quelques temps plus tard, les barges se retrouvaient coincés dans un cul-de-sac, au-dessus de l’entrée des passages qui, je l’espère, mèneraient aux abords de Lyrathil. Pour cela, il faudrait plonger dans l’inconnu. Mais considérant que l’alternative était d’attendre sagement que les drows ou les kuo-toas viennent nous cueillir, il faut bien faire confiance à la Dame de la danse. Eilistraee.

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Sacrifice interrompu

15 Homesong 1466 TS

Les Dames de la Lune étant désespérément à la recherche d’alliés puissants, elles proposèrent un marché aux aventuriers venus de Serôs. Des sympatisants à leur cause avaient récemment été fait prisonniers par le clergé de de Ghaunadaur dans la cité drow d’Orthros. Probablement déjà torturés, ils étaient promis à une exécution prochaine aussi publique que cruelle. En échange d’une opération de sauvetage de leur part, les visiteurs de la mer se verraient montrer comment retourner vers chez eux.

Pour célébrer l’entente, les Dames érigèrent un énorme bûcher autour de la statue de pierre noire située au centre de leur camp et qui rappelait fortement l’esprit protecteur d’Alak’Nael. Le rituel de danse qui suivit, accompagné de nourriture et d’alcool, devait durer tant que les flammes ne seraient pas éteintes. Plusieurs des drows du village en profitèrent pour passer un moment intime avec Alak’Nael ou Ak’ash’eck. C’est à ce moment, qu’Ulucieounaou remarque que le camp était composé uniquement de femmes.

Alors que les festivités tiraient à leur fin, Mayyia invita ses nouveaux alliés à venir prendre part à un rituel particulier appelé la Danse du changement.. Normalement utilisé pour tranformer en femme quiconque souhaite se joindre au groupe de rebelles, une seule répétition devrait permettre aux visiteurs de prendre la forme de drow pour quelques temps. Combiné aux insignes de la maison de Blackgate, le plan était de se faire passer pour des membres de l’ancienne famille enfin de retour et ainsi d’entrer à Orthros dans résistance. Le rituel fut effectué à l’aide d’un bol de mithril semblable à celui trouvé dans la voûte d’objets magique de Purmanath.

La danse et la débauche continuèrent pendant encore plusieurs heures. Au réveil, Metis était celle qui avait le moins changé, la principale différence étant sa peau devenue noire de jai. Lage, pour sa part, se trouva très perturbée de voir sa queue écaillée remplacée par deux longues jambes terminées par dix orteils. Elle ne remarquait initialement même pas le fait qu’elle pouvait maintenant voir dans les ténèbres. Il fallu un bon moment à Lage pour arriver à se tenir debout comme il le fallait et encore plus pour suivre à la même vitesse que le reste de son groupe.

Avant de suivre Mayyia jusqu’au abord d’Orthros, Alak’Nael demanda à être conduit à une grande caverne qui soit aussi sûre que possible. Se servant d’un parchemin magique, il y créa un cercle de téléportation magique dans le but d’éviter d’avoir à escorter des prisonniers blessés à travers la ville et les tunnels de l’Underdark. Une fois en vue de la cité, Mayyia remis au groupe une carte des lieux avec l’emplacement où étaient gardés les prisonniers, les rassurant que les Dames de la Lune honoreraient leur promesse même si la mission venait à échouer.

Les gardes à l’entrée de la ville se montraient plutôt méfiants par rapport au retour soudain de cinq membres d’une famille qui avait simplement disparu suite à la Spellplague il y a dix ans, mais Ak’ash’ek sut se montrer plus que convainquant. Après que Lage et Metis eurent appris le lieu et l’heure de l’exécution publique, il fut décidé de monter une attaque sur le convoi qui transporterait les prisonniers entre leur lieu de détention fortifié et l’arène des prêtres de Ghaunadaur. Comme il restait de nombreuses heures, il fut décidé d’aller faire un tour à l’ancienne demeure de la famille Blackgate. La tour se trouvait encore là, apparemment intacte depuis son abandon. Comme celle de Myth Nantar, elle était protégée par un puissant électrique. Après que Metis ait isolé la porte, l’insigne familial permis d’ôter le verrou magique et de pénétrer à l’intérieur.

Du plancher au plafond, tout était couvert d’un épaisse couche de crasse visqueuse. En fouillant les différentes pièces, Ulucieounaou tomba sur un ghaunadan, une créature humanoïde gluante comme celles trouvées dans la tour de Blackgate à Myth Nantar. Utilisant ses connaissances du culte de Ghanadaur, le locathah réussit à convaincre le serviteur qu’il était le nouveau maître de la tour. Si tout avait été détruit volontairement par le ghaunandan après le départ du précédent maître, quelques bribes de manuels magiques restaient encore lisible et Alak’nael réussit à en reconstituer quelques-un. Pendant ce temps, Metis, Lage et Ak’ash’ek arpentaient les rues d’Orthros pour découvrir le trajet qu’allaient suivre les prisonniers entre la prison et l’arène où les attendaient les spectateurs impatients. Lage réussit même à se faire passer pour une prêtresse de Ghaunadaur d’une autre cité et à avoir un entretien avec un des leaders de la ville. À la fois heureux et méfiant de cette rencontre, le prêtre utilisa la promesse d’un parchemin de téléportation que Lage avait demandé pour la forcer à venir assister au exécutions avec lui.

Quatre des héros de la mort se placèrent pour tendre une embuscade au capitaine de la garde qui transportait les prisonniers inconscients sur des disques magiques le long des canaux d’eau croupie de la ville, le tout accompagné de zombis de drows et de kuto-toas. Alors que le combat allait en la faveur des héros, le capitaine siffla et un kuo-toa zombi de près de trois mètres (un léviathan) surgit d’un étang pour s’en prendre à Ak’ash’ek. Lent et maladroit, le géant fut rapidement taillé en pièces juste avant que son maître ne subisse le même sort. Alak’Nael et Ulucieounaou prirent le contrôle des disques de lévitation pour quitter les lieu an plus vite.

Pendant ce temps, Metis fut envoyée en filature auprès du prêtre pour lui dérober le parchemin au passage dès que l’occasion se présenterait. Le vol complété, elle se dépêcha d’aller rejoindre ses compagnons. Le grand prêtre avait déjà sonné l’alerte et la disparition des prisonniers allait rapidement empirer les choses. Blessés, parfois même mutilés, les prisonniers rescapés n’étaient pas en mesure de marcher pour quitter la ville et les disques ne pouvaient flotter qu’au-dessus de ses canaux. Tout le monde alla donc s’enfermer dans la tour de la famille Blackgate, ravivant ses protections magiques et improvisant une série de barricades pendant que le sort inscrit sur le parchemin volé par Métis traçait le cercle de téléportation qui allait amener tout le monde à proximité du camp des Dames de la Lune.

Le voyage terminé, les blessés furent pris en charge par les guérisseurs du village, Deux avaient apparemment succombé aux interrogatoires et deux autres avaient péri pendant le combat pour leur libération, mais la mission de sauvetage était quand même considérée comme un grand succès.Pendant un nouveau rituel de célébration, le cimeterre venimeux d’Alak’nael fut placé dans les mains de la statue de la Grande Dame et, purifiée de l’acide qui le recouvrait, retouva son pourvoir caché d’antan. La prochaine sortie des Dames de la Lune impliquerait d’escorter les nouveaux héros par-delà la cité d’Orthros, jusqu’à un accès à l’extrémité est de la Mer des Étoiles Déchues d’où ils pourraient rejoindre la ville elfe sous-marine de Lyrathil.

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Bienvenue dans l'Underdark

12 Homesong 1466 TS

Après la victoire de justesse contre le reste de Panzuriel, les compagnons ne savent pas trop ou se diriger. Impossible de grimper les centaines de mètres de falaise qui les ramèneraient en territoire triton et impossible de dire quelle genre de créature peut vivre dans ses profondeurs. L’esprit de drow d’Alak’Nael se manifeste alors spontanément, comme cela arrive à l’occasion, mais s’active et guide le groupe vers une anfractuosité rocheuse avant de disparaître. La fissure mène vers une large caverne sous-marine où les héros décident de monter le camp.

Après un longue nuit de sommeil réparateur, le groupe est réveillé par des coups sourds provenant de l’entrée de la caverne. Metis par inspecter et revient avec la nouvelle que le kraken bleuté les a retrouvé et s’affaire à défoncer une ouverture assez grande pour entrer. Au lieu d’affronter le monstre, on préfère la fuite, mais le seul passage possible est vers le haut. De peine et de misère, tout le monde grimpe, car toujours incapable de nager, en essayant d’aller aussi vite que possible tout en mettant autant d’obstacle derrière eux pour ralentir le kraken. Éventuellement, l’eau cède sa place à un tunnel vide (bien avant la surface de la mer) bloqué par une épaisse grille d’acier. Metis arrive à crocheter sa serrure et à faire passer tous ses alliés, qui se retrouvent hors de la portée des tentacules du kraken bleu.

Tout indique que le groupe s’est retrouvé dans les tunnels de l’Underdark, ce réseau de cavernes reliées entre elles sous la surface de tout Faerûn. Comme de fait, il ne fallut que quelques heures avant de tomber dans une ambuscade tendue par deux chasseuses drows percheés sur une corniche. Pendant que ses comparses se battaient à distance, Alak’Nael envoya son esprit achever une des deux drow, menant l’autre à se prosterner devant l’esprit.

La prisonnière, Mayyia, accepta de conduire ses assaillants en sécurité chez les siens presque sans négocier, demandant seulement que l’on rapporte la dépouille de sa collègue tombée au combat. Chemin faisant, on est tombé face à face avec un groupe de kuo-toas fuyant un combat de plus grande ampleur. Méprenant Alak’Nael et Ak’ash’eck pour des drows, ils tentèrent de les capturer pour s’en servir comme monnaie d’échange, mais périrent rapidement, malgré la présence dans leurs rangs d’un mastodonte des ombres.

Vu les efforts de Mayyia pour aider le groupe même sans arme, on lui rendit son épée. Elle s’empressa de s’en servir pour couper la tête des cinq kuo-toas et les mettre dans un sac, argumentant qu’un cadavre est une ressource trop précieuse pour être gaspillée dans l’Underdark. Les kuo-toas s’en nourissent, les drows de la cité d’Orthros, fidèles de Ghaunadaur, les transforment en morts-vivant et le groupe dont fait partie Mayyia, une culte de rebelle nommées les Dames de la Danse, les donnent à un flagelleur mental nommé Erzetengreitenbut.

Le reste du chemin mena le groupe à un charnier composé principalement de drow, kuo-toas et grimlocks qui s’étaient entretués. Parmi les cadavres, un coffre-fort piégé désarmé par Metis puis ouvert par Ak’ash’eck contenait cinq inisgnes au nom de la famille Blackgate. Avant de tirer plus de sens de la découverte, un énorme golem couvert de pointes surgit d’un tunnel. Guidé par une poignée d’ingénieurs drows et accompagnée de reptiles de chasse, il aurait normalement comme tâche de ramasser les cadavres frais, mais se révéla capable de faire de même avec des proies encore vivantes. La création abattue alors qu’elle allait partir avec Ak’ash’ek, la scène redevint plus tranquille. Le sac plein et incapable de convaincre ses gardiens de prendre des crânes frais avec eux, Mayyia se résolut à mettre le feu au tas de cadavre pour au moins s’assurer que les drows d’Orthros n’en fassent des goules ou autres abominations.

Malgré une prudence presque paranoïaque, les cinq voyageurs furent plutôt bien accueillis dans le camp des Dames de la Lune. Soins, eau fraîche et nourriture leur ont été fournis, et ils furent même invités à une dance rituelle pour laquelle l’esprit d’Alak’Nael participa aussi après s’être manifesté encore une fois spontanément.

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Podologie de la dernière chance

9 Homesong 1466 TS

Le pied amputé de Panzuriel n’est pas trop difficile à trouver vu l’odeur pestilentielle qui s’en dégage, mais la taille de la créature (au moins cinq mètres de long), son aura d’acide et la poussière qu’il soulève en frappant par terre rendent en font dès son arrivée un ennemi redoutable. Sans être capable de nager, impossible de s’élever au-dessus du nuage pendant que l’horreur aberrante envoie vague après vague d’acide nécrotique et taillades chair et armure de ses ongles aussi difformes qu’acérés.

Au cours d’un combat qui semble durer une éternité, chacun des cinq héros envoyés pour détruire la chose croit à un moment ou un autre que son heure est venue, plusieurs fois pour certains. Avec un effort jamais fourni, une coordination impeccable et une bonne dose de chance, le membre amputé cesse de se débattre alors que tous sauf Ulucieounaou gisent mourant sur le sol, mais sans que qui que ce soit ne rende l’âme. La parcelle d’éclat divin contenue dans le pied d’un être comme Panzuriel vient frapper ses adversaires de plein fouet, réveillant des pouvoirs jusque là latent chez ceux qui l’ont vaincu.

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Trolls, vol et troisième sous-sol

8 Homesong 1466 TS

Envoyés par les dukars de Myth Nantar sous le couvert de simples mercenaires, les héros du Square tombent nez à nez avec des trolls et des ogres de Poragga en plein territoire triton. Leur accoutrement et le grand nombre d’objets magiques qu’ils portent ne laisse aucun doute quant au fait qu’il s’agir de cultistes de Panzuriel. Quoi qu’il en soit, les agents de la cités restent concentrés sur leurs objectifs: pénétrer dans la voûte arcane de Pumanath pour y dérober un ensemble de cinq balles de plomb décrites par Qos, puis s’en servir pour descendre au plus profond de la Fosse de Lopol et y détruire le moignon de pied qui permet à Panzuriel d’agir sur Faerûn à travers ses agents.

La ville en général est nettement plus patrouillée que prévue et il en va encore davantage poiur la voûte arcane, ce qui complique grandement les choses. Dans l’auberge de Pumanath où ils logent pour la nuit, les aventurier rencontrent Enèsra Nipul, la cambrioleuse genasi avec qui ils avaient eu maille à partir en Chessenta. Elle aussi est intéressée par la voûte arcane: elle cherche à y dérober le Joyau de la couronne de Chessenta, gardé dans la pièce la plus sécurisée du bâtiment. Son plan n’était pas encore prêt, mais l’arrivée de ses anciens adversaires lui fait croire que les deux vols pourraient réussir simultanément si tout le monde coopère.

Au milieu de la nuit, le groupe de six s’avance vers le bâtiment abritant les objets magiques. Les héros de Myth Nantar foncent sur les gardes tandis qu’Enèsra conjure un mur de noirceur et de silence qui empêche qui que ce soit de remarquer le combat qui se déroule à quelques mètres d’eux. La genasi crochète rapidement la porte, puis tout le monde entre et referme derrière.

Une fois à l’intérieur, Enèsra file vers la zone de sécurité pendant que les autres se dirigent vers une aile contenant nombres d’objets qui pourraient être bénéfiques, mais dont les malédictions ou les effets imprévisibles en feraient un grand danger pour un utilisateur non averti ou s’ils tombaient entre de mauvaises mains. Balayant la pièce du regard, les aventuriers repèrent l’ensemble de plombs décrits plus tôt. Malgré toutes les précautions, un des pièges protégeant la salle est activé, déclenchant une cascade d’événements. Deux statues gardiennes s’animent et bloquent l’unique sortie. En se mettant en formation défensive, un des voleurs est distrait par l’aura d’un miroir enchanté et fait tomber une boule de cristal qui libère un diable draconique qui profite de la présence des gardiens pour s’en prendre lui aussi aux intrus. Une sphère iridescente est libérée de son écrin et cause de mutations étranges sur les êtres vivants qui passent trop près d’elle. Metis se fait pousser des nageoires derrières les oreilles et Ak’ash’eck voit son bras gauche se transformer en tentacule. Lorsque le diable et les gardiens sont mis hors d’état de nuire et que les pierres de plongée (en plus de quelques objets intéressants supplémentaires) ont été empochées, le groupe s’apprête à quitter la voûte, mais trouve l’unique passage de sortie bloqué par une poignée de gardes tritons et un golem de pierre. Pour gagner du temps, Ak’ash’eck pousse l’orbe multicolore au milieu du passage, mais le capitaine triton ordonne simplement à son golem d’avancer et de le renvoyer vers les intrus. Metis développe une bosse derrière le dos, Ulucieounaou commence à perdre du sang par tous les orifices, la bouche de Lage se scelle et les yeux d’Ak’ash’eck sortent de leurs orbitent par au moins cinq centimètres.

Alors que le groupe de mutants et Alak’Nael se préparent à un combat dfficile, un pan du plafond de la pièce disparaaît subitement, laissant un trou béant de plus d’un mètre de large. Enèsra Nipul en descend, avec un globe d’un noir absolu frottant devant elle. Évidemment, elle arrive à côté de la sphére chaotique et commence à perdre tous ses cheveux. Voyant la situation délicate imminente, elle utilise le Joyau de Chessenta pour désintégrer le plancher et forer un trou à la verticale. Les pierres de plongée s’activent et le groupe chute rapidement, comme si ‘eau n’offraient aucune résistance, amenant avec eux la genasi cambrioleuse.

Après quelques minutes de descente, Enèsra, commençant à souffrir de la pression et du mal des profondeurs, doit arrêter son ouvrage sous peine de perdre le contrôle de sa nouvelle possession. Les héros, pour leur part, ne ressentent rien n’anormal, mais réalisent qu’ils n’arrivent plus à nager. Impossible de remonter les parois parfaitement lisses du tunnel désintégrer derrière eux. La descente vertigineuse a emmené tout le monde dans une alcôve donnant sur le côté ouest de la Fosse de Lopok, lui aussi pratiquement lisse. Alors que tout le monde se demande quoi faire, un forme venant d’en haut apparaît à la lueur de leur torche. Il s’agit d’un énorme kraken au corps marbré de bleu rappelant le légendaire Xisar. Fidèle à son habitude, Enèsra en profite pour disparaître subitement. Encore amochés de leur cambriolage et ne pouvant pas se cacher du la bête, les cinq héros sautent vers le fond de la fosse.

La chute libre est si rapide que le kraken n’a aucun moyen de suivre ses proies. En arrivant au fond, chacun frappe le sable suffisamment fort pour créer un cratère de près d’un mètre de profondeur, le tout sans la moindre égratignure malgré la force de l’impact. Le fond de la fosse est terriblement froid et la pression y est énorme, mais ni un ni l’autre ne dérange aucunement. La faune et la flore sont comme rien qu’on n’ait jamais vu, mais l’acidité de l’eau et l’odeur ambiante de mort indique bien qu’on arrive sur le territoire de Panzuriel. Après avoir pris de temps de panser quelques blessures, le groupe se met en chasse.

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Comme une odeur de petit pied

27 Ilxensong 1466 TS

À quelques jours de la rencontre fatidique du Conseil de la cité, les Héros de la Mort infiltrent le palais impérial shalarin où ils découvrent et combattent un gigantesque orteil gangrené, vraisemblablement arraché au pied amputé du primordial Panzuriel. Plusieurs conseillés proches de l’Eadar Ri’ola’kirk sont contrôlés de l’intérieurs par des parasites générés par l’orteil mort-vivant. L’Eadar lui-même avait été récemment infecté, mais on parvient à le sauveret à empêcher le chaos politique que les cultistes de Panzuriel auraient sans doute voulu.

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